Manoir de la Chaslerie

La Haute Chapelle (Orne)

La chaslerie

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Pierre-Paul FOURCADE a écrit le 19/05/2012 : Suivant Précédent

Et, pendant ce temps, les travaux se poursuivent sur le mur Ouest de la douve Nord :

19 mai 2012, bientôt au niveau du sol !

Pierre-Paul FOURCADE a écrit le 19/05/2012 : Pages Blogs Suivant Précédent

Lucyna GAUTIER n'est nullement affolée par l'état des planches découvertes hier. Nous allons cependant finir de retirer l'argile pour voir combien de celles-ci il y aurait lieu de changer. Pour la suite, Lucyna recommande qu'à défaut d'argile (qui aurait sa préférence), nous coulions sur ces planches un béton allégé contenant du chanvre qu'une toupie viendrait livrer. Pour le plafond, elle suggère de garder l'horrible canevas de sapin implanté par mes prédécesseurs mais de le dissimuler derrière un décor de style 17ème ; j'attends de voir ses dessins pour me prononcer à ce sujet. J'ai fait part de ma préférence pour que cette pièce d'environ 60 m2 ne soit pas divisée (ce qui n'est pas l'avis de Carole) et Lucyna va présenter un projet de compartimentage auquel elle a, paraît-il, déjà réfléchi.

19 mai 2012, Philippe JARRY (de passage pour nous prêter son niveau à laser), Lucyna et Mr T.

Puis Lucyna est entrée en conclave avec Carole et, surtout, Mr T., afin d'avoir une première discussion sérieuse sur les travaux envisagés dans l'"aile de la belle-mère". Comme je l'avais promis, je me suis alors retiré ; d'ailleurs, ainsi que je l'ai déjà expliqué sous cet onglet, je n'ai pas la moindre idée sur la meilleure façon de réparer les dégats occasionnés, dans ces volumes, par les initiatives aberrantes du père de mon vendeur.

19 mai 2012, conférence au sommet dans la cuisine provisoire, au rez-de-chaussée du colombier.

P.S. : En fait, Lucyna proposerait, si j'ai bien compris, d'implanter la cuisine et l'escalier de l'aile de la belle-mère dans l'écurie actuelle. Cela nécessiterait sans doute l'ouverture d'une fenêtre sur cour. Il s'agit là d'un parti auquel, de notre côté, nous n'avions pas réfléchi mais cela paraît astucieux. Par de telles suggestions, l'architecte démontre à mes yeux sa valeur ajoutée. Deux autres domaines où son expérience est précieuse sont le phasage des travaux et tout ce qui concerne les fluides (eau, électricité, chauffage), c'est-à-dire des questions pratiques qui m'ont toujours paru fastidieuses...

Pierre-Paul FOURCADE a écrit le 21/05/2012 : Pages Blogs Suivant Précédent

Afin de ne pas avoir de soucis inutiles pendant la restauration du mur d'escarpe des douves, je viens de prendre contact avec le service des eaux de la direction départementale des territoires. Je souhaite en effet leur indiquer ce que j'envisage pour dériver temporairement l'eau qui s'écoule dans les douves. Ils doivent me communiquer un questionnaire avant qu'un fonctionnaire ne vienne sur place prendre connaissance du projet.

P.S. : Questionnaire rempli et renvoyé, avec 5 pièces jointes. Apparemment, mon interlocuteur sait faire preuve de bon sens.

Pierre-Paul FOURCADE a écrit le 22/05/2012 : Pages Blogs Suivant Précédent

Même sa mère (nouvelle visiteuse du site, paraît-il, et on la salue au passage) ne le reconnaîtrait pas : Jonathan s'est transformé en véritable fée du logis, tirant parti de chaque minute de pluie pour monter récurer, balayer, briquer la pièce au-dessus du salon, désormais débarrassée de toute son argile. C'est nickel !

22 mai 2012, Jonathan au travail.

Mardi prochain, je demanderai à Sébastien LEBOISNE, qui vient pour installer les lambourdes des boiseries de la "chambre mortuaire", de m'indiquer combien de planches seraient à changer. Il devrait y en avoir beaucoup moins que je ne l'ai craint il y a quelques jours.

Pierre-Paul FOURCADE a écrit le 23/05/2012 : Pages Blogs Suivant Précédent

Maurice VERRON, géomètre du cabinet ZUBER-MAILLARD (successeurs du cabinet DELAHOUSSE de Mayenne) est passé ce matin préparer les modifications du plan cadastral nécessitées par la prochaine vente à une S.C.I. familiale à créer de la nue-propriété de l'"aile de la belle-mère".

23 mai 2012, M. VERRON en train de prendre des mesures.

Je rappelle que l'"aile de la belle-mère" désigne, depuis l'époque où vivait encore la mère de mon vendeur, décédée en 1970, le sous-ensemble des bâtiments sur cour constitué du colombier et des écuries ; c'est en effet la dénomination qui figurait sur la clé du colombier lorsque, en 1991, j'ai acheté la Chaslerie.

Comme je l'ai récemment expliqué, je prépare le transfert progressif à mon aîné (qui préfère garder l'anonymat sur ce site, de sorte que je l'y dénomme Mr T.) des volumes en question ; il accepte d'en prendre en charge les travaux très prochainement, c'est-à-dire une fois que j'aurai mené à bien la restauration de la charpente et de la couverture des écuries ; cette restriction tient au fait que l'arrêté de subvention de cette tranche de travaux est libellé à mon nom de sorte que, paraît-il, il serait pratiquement impossible d'y substituer le prénom du fiston ; bien entendu, le prix de cession des parts de la S.C.I. (ou, selon le calendrier, celui de la nue-propriété de ladite aile) tiendra compte de cette particularité.

Je signale que, depuis le remembrement de La Haute Chapelle, les bâtiments de la Chaslerie sont cadastrés en "terres agricoles". C'est évidemment absurde et cela semblerait démontrer une fois de plus les abus d'un monde paysan en pleine dérive productiviste, à qui la bride serait laissée beaucoup trop lâche sur le cou et qui imposerait des thèses stupides, ainsi qu'on le voit dans le voisinage de la Chaslerie où un jeune abruti ratiboise les haies et talus avec une impunité inacceptable. En pratique, un classement en terres agricoles interdit, une fois le remembrement passé, de créer ou de recréer des droits de passage ; si l'on ne respecte pas cette règle, on risque ni plus ni moins que l'annulation des actes notariaux pris en contravention ; dans le cadre de ses diligences normales, le géomètre a donc dû tirer les conséquences d'une pareille ânerie, ce qui l'a conduit à délimiter bizarrement le nouveau lot ; j'ai essayé de faire en sorte que cela ne soit pas la source de litiges à terme mais il reste à espérer que le classement de la Chaslerie parmi les monuments historiques nous en préserve, autrement dit qu'il y ait toujours des fonctionnaires des affaires culturelles en charge du respect d'un tel lieu, y compris par les imbéciles les plus nocifs, ceux qui sont incultes et insensibles à la beauté et que les aléas de l'histoire ou des modes pourraient mettre en situation d'interférer.

P.S. : Me relisant, je me pose la question : est-ce le monde paysan qui débloque ou ne sont-ce pas plutôt des individus qui, à Bruxelles ou je ne sais où, distordraient les règlementations dans un sens qui incite les agriculteurs à dénaturer le bocage comme on le voit trop souvent ? Je crois quand même qu'il y a de l'abus manifeste chez certains jeunes qu'il serait urgent de mieux encadrer ; c'est là, me semble-t-il au premier chef, le rôle des élus des communes rurales, tenons-les pour responsables et demandons-leur des comptes à la première occasion !

Pierre-Paul FOURCADE a écrit le 23/05/2012 : Pages Blogs Suivant Précédent

Il ressort des calculs préparatoires à ma déclaration de revenus qu'entre 2010 et 2011, le budget de restauration de la Chaslerie a baissé de 15 %. Entre 2011 et 2012, j'anticipe une chute supplémentaire, de l'ordre de 40 %, à laquelle je suis contraint. Cette fois-ci, le temps des vaches maigres a bel et bien commencé, au moins pour ma part...

Pierre-Paul FOURCADE a écrit le 25/05/2012 : Pages Blogs Suivant Précédent

Reçu hier de la D.R.A.C. un courriel selon lequel les dossiers envoyés récemment, à propos de l'étude préalable (il faut, paraît-il, désormais parler de "diagnostic") et de l'autorisation de lancer les travaux sur le mur d'escarpe, ne sont toujours pas réputés complets. Il en va de même pour le mur Ouest de la douve Nord mais là, la balle est restée dans le camp de Lucyna GAUTIER qui nous doit le chiffrage ad-hoc. Toutes ces formalités sont usantes. Je demande à Lucyna de faire le nécessaire, en liaison avec la D.R.A.C., pour ne pas rallonger une nouvelle fois les délais d'instruction. Vivement qu'on en finisse avec toutes ces paperasses !

Pierre-Paul FOURCADE a écrit le 29/05/2012 : Pages Blogs Suivant Précédent

C'est bien connu, "quand le chat n'est pas là, les souris dansent" !

29 mai 2012, état du chantier du mur Ouest de la douve Nord.

J'ai comme l'impression qu'il pourrait y avoir deux paires de bretelles à remonter ce matin...

Pierre-Paul FOURCADE a écrit le 29/05/2012 : Pages Blogs Suivant Précédent

17 mois après le dégât des eaux dans la cage d'escalier du logis, je viens à peine de recevoir l'indemnité d'assurance ; elle est d'un montant ridicule. Il est vrai qu'il faut choisir : ou bien on traite convenablement les clients, ou bien on arrose des mandataires sociaux qui ont envoyé le groupe dans le mur.

Je ne resterai donc plus longtemps client de ces zozos.

Pierre-Paul FOURCADE a écrit le 29/05/2012 : Pages Blogs Suivant Précédent

Le travail a repris sur le mur Ouest de la douve Nord.

29 mai 2012, l'échafaudage a été prolongé.

29 mai 2012, l'atmosphère est au travail.

Pierre-Paul FOURCADE a écrit le 29/05/2012 : Pages Blogs Suivant Précédent

Bernard prépare les nouveaux parterres de la façade Sud du fournil du manoir. Cette année, ils accueilleront des capucines :

29 mai 2012, des capucines remplaceront des roses.

Pierre-Paul FOURCADE a écrit le 29/05/2012 : Pages Blogs Suivant

Igor et Jonathan n'ont pas chômé aujourd'hui, comme le montre la photo suivante (où la perspective est certes favorable) :

29 mai 2012, le mur Ouest de la douve Nord en fin de journée.